[logiciel creation site] [creation site web] [creation site internet] [Circosphere]
[Circosphere]
[Circosphere]
[Circosphere]
[Circosphere]
[Circosphere]
[Circosphere]
[]

Source:


 -Texte tiré de: http://www.villetroyes.fr/

 - Photos Francois Sch.

Un cirque-théâtre

Le Cirque est loué à des entrepreneurs de spectacles (Ugo Ancillotti, puis Henri Couchemann à partir de 1912 et la société Ancillotti à partir de 1923) : 15 000 francs par an en 1908, 48 000 francs en 1924. Ils programment des numéros de cirque pendant les Foires de mars et des attractions de musichall le reste de l’année.

Les spectacles équestres se déroulent avec succès au Cirque jusqu’en 1938. La prestation de la troupe Plège, le jour de l’inauguration, obtient ainsi un triomphe pendant la durée des Foires en dépit des nombreuses autres attractions proposées sur la place du Lycée et sur le boulevard Victor-Hugo. Elle propose 16 numéros équestres, acrobatiques ou comiques. Le charivari final regroupe 40 artistes. En dehors de la saison du cirque, la piste est couverte d’un plancher et garnie de fauteuils placés face à une scène amovible. Elle sert pour des représentations de music-hall ou des projections cinématographiques avec accompagnement de piano. Ces dernières se poursuivront jusqu’au 31 décembre 1966. Afin ne pas concurrencer le théâtre, le cirque ne peut donner aucune pièce et est fermé pendant la saison lyrique de Pâques à la Pentecôte. L’établissement propose aussi des combats de boxe et de catch. Les sociétés locales peuvent louer le Cirque pour leurs concerts et représentations. La scène est aussi utilisée pour les distributions de prix. Elle sert d’estrade pour les autorités, les parents ou les invités prenant place sur les gradins, ainsi que les enfants. Ces cérémonies perdurent dans l’entredeux- guerres. Chaque semaine, 50 places sont offertes aux vieillards et orphelins des hospices. Les matinées du jeudi admettent gratuitement par roulement les écoliers accompagnés de leurs maîtres.


Palais des Congrès en 1967, puis Théâtre de Champagne en 1978, le Cirque a vu sa façade et sa toiture inscrites à l’Inventaire supplémentaire des monuments historiques (ISMH) en 1975. Depuis 1990, son parvis est orné d’un mémorial de Raymond Moretti qui perpétue le souvenir de Salomon Rachi, illustre lettré juif, né à Troyes vers 1040, dont on célèbre cette année le 900e anniversaire de la disparition.

Une architecture monumentale

Le concours ouvert par le maire Lemblin-Armand pour la construction du futur cirque est remporté le 10 septembre 1901 par Henri Schmit, architecte à Paris et Monaco (concepteur du casino de Monte-Carlo). La Ville en assure la maîtrise d’œuvre, deux entrepreneurs de spectacles ayant décliné l’offre de construire à leurs frais. Le conseil municipal, soucieux d’une dépense alors estimée à 500 ou 600 000 francs, demande à Schmit d’étudier un projet moins coûteux. Celui-ci remanie son projet en 1901 et 1902 et ramène le devis à 350 000 francs. La salle des fêtes et les écuries sont supprimées, mais une douzaine de stalles sont maintenues pour les chevaux occupés pendant les représentations. Les dimensions sont réduites à 40,5 m sur 38, soit environ 1 500 m2, mais plus de 2 000 places assises sont assurées pour les représentations. Le financement de la construction inquiète les ministères de tutelle. Ne disposant que de 200 000 francs, la Ville a en effet utilisé 150 000 francs destinés à l’établissement d’un second cimetière aux Hauts Clos. Elle justifie cet ajournement en précisant que le cimetière vient d’être agrandi. Par ailleurs, les autorités refusent l’intégration des rabais des adjudicataires des travaux dans le budget. Le conseil municipal doit voter environ 75 000 francs de crédits supplémentaires. L’adjudication des travaux a lieu le 18 juillet 1903. Le nouveau bâtiment est édifié en pierre et fer afin de présenter une solidité à l’épreuve du temps. Les pierres meusiennes de Lérouville et de Savonnières composent le socle d’une part, les murs et la balustrade d’autre part. Les fermes de la couronne sont en fer, les gradins en béton armé, la couverture - surmontée d’un lanterneau - en zinc. Les quatre façades se raccordent par des arcs de cercle égaux. Deux colonnes de pierre de Comblanchien (Côte d’Or) encadrent l’entrée principale. Les chapiteaux composites qui les coiffent sont ornés d’un fer à cheval. Un fronton triangulaire étale en son centre les armes de la ville et est surmonté de tours crénelées.

L’architecture exprime avec solennité la relation du cirque à la culture, au même titre que celle du musée, du théâtre ou de la bibliothèque. Le Cirque municipal est très moderne dans les commodités offertes aux spectateurs : excellente distribution de la salle dont les entrées et les vomitoires rendent très facile l’accès aux gradins, promenoirs, toilettes, chauffage au coke installé par la Compagnie des Forges d’Audincourt, éclairage puissant et régulier des lampes à arc ou à incandescence. La réception provisoire des travaux a lieu en 1905. Les nombreuses réserves émises concernant la (maçonnerie, la menuiserie, la quincaillerie... ne mettent pas en cause la pérennité de l’édifice, érigé en institution comme la préfecture ou la gare.

Mais elles débouchent sur des litiges qui ne seront réglés qu’en 1919. Le Cirque municipal aura alors coûté au moins 450 000 francs.


Le Cirque municipal est inauguré le samedi 18 mars 1905 lors de l’ouverture des Foires de mars. La disparition d’Henri Schmit, son architecte, peu de temps auparavant, a interdit toute manifestation officielle.

  

Le cirque en pierre succède à un bâtiment en bois. Il témoigne d’une ambition culturelle, car, outre l’accueil saisonnier des cirques ambulants, il sert de cadre à d’autres manifestations et embellit la ville.

Un bâtiment nécessaire

Troyes possède depuis 1861 un cirque de bois, installé mail de Preize, actuel boulevard Gambetta, sur un terrain offert par la ville. Le cirque est exploité par une troupe équestre pendant la durée des Foires. En dehors de cette période, son café-concert, ouvert en 1875, offre une grande variété de spectacles et d’exercices et fait au théâtre une concurrence sérieuse.

Incendié en 1892, le cirque est reconstruit dès mars 1893 mail Saint-Nicolas, actuel boulevard Victor-Hugo, à l’initiative de Plège, directeur – propriétaire de cirque depuis 1859, dont la troupe est, au XIXe siècle, l’une des plus célèbres de France.

Le cirque Plège est à son tour victime du feu le 27 décembre 1901. La municipalité autorise la Veuve Plège à édifier un cirque en toile ou en planche pour la durée des foires de mars de 1903. L’installation n’est que provisoire. Les édiles, reprenant une idée apparue en 1896, refusent en effet de rétablir un cirque identique, aux dimensions trop restreintes et édifié de matières inflammables. Le 16 mars 1901, ils décident d’ériger mail de Preize un monument construit avec des matériaux incombustibles (pierre et fer) où le public pourra venir en toute sécurité. Ils veulent un lieu tous usages, digne d’une commune de 55 000 habitants. Troyes a en effet besoin d’une grande salle pour les spectacles équestres mais aussi, onze mois de l’année, pour les fêtes des sociétés auxquelles assiste un public fort nombreux, les distributions de prix - de vertu, des écoles, du lycée -, les meetings électoraux d’une ville de près de 13 000 électeurs. Or, le théâtre n’est pas assez spacieux et est construit en bois et torchis. La halle à la bonneterie, dont le premier étage sert de salle de réunion, est également bâtie d’une façon défectueuse : pas de dégagement, des matières inflammables au rez-de-chaussée occupé par des fabricants de bonneterie.

  

Cirque de

Troyes